Quelques mots sur les sources d'inspiration de cette histoire, en relation avec les personnages, tels qu'ils sont présentés dans le jeu Sims 2.

A l'arrivée dans le quartier, les familles Capp et Monty (Capulet et Montaigu) sont ennemies, comme il se doit.

Chez les Monty, Patrizio, le patriarche, n'a que quelques jours à vivre, il meurt très rapidement. Isabella, son épouse, se retrouve seule avec Roméo et Mercutio, qui sont frères dans ce jeu, et lui survit un certain temps. Cela lui laisse éventuellement, si on le décide, le loisir de fréquenter Consort, seul lui aussi, son épouse décédée étant enterrée dans le petit cimetière jouxtant le manoir Capp.

Dès l'arrivée dans ce foyer, le jeu a tout prévu pour mettre en scène le combat entre Tybalt et Mercutio, après nous avoir invités à faire venir Juliette, pour un rendez-vous avec Roméo.

Les débuts de cette histoire étaient donc cousus de fil blanc. 

Juliette est d'aspiration "famille", sa famille est sa priorité. Mais Roméo, lui, a pour aspiration l'amour ; autrement dit, tout en étant amoureux d'elle, il cherche par ailleurs à faire, sans attendre, de nouvelles conquêtes : interprétation toute simsienne de l'oeuvre de Shakespeare qui, dès le départ, met du piment dans leur relation. Tout au long de sa vie, les désirs de Roméo seront de séduire, hors de son foyer. D'où certains évènements de l'histoire que vous avez pu lire ici.

Mercutio, lui, est d'aspiration "popularité", tout comme Puck. L'amitié et la réputation sont essentielles à leurs yeux. Mercutio est présenté, dans sa biographie du jeu, comme un adolescent "bonhomme et chaleureux, le saltimbanque du clan". Puck, lui, est typiquement, dans le jeu, ce garçon romantique et un peu dans la Lune que décrit Mercutio au tout début de mon récit. Je trouve qu'ils se complètent admirablement. Tout au long de l'histoire, j'ai tenté de rester fidèle à leur personnalité de base. Pour cette raison, j'ai évité de créer une brouille entre eux au sujet d'Hermia, dont ils sont tous deux épris au départ, selon les données du jeu. Cette amitié sacrée, que rien ne vient jamais menacer, compense en partie les désordres de la vie de Mercutio.

Hermia et Puck sont les deux seuls personnages dont j'ai radicalement changé le look dès le début : pour moi ils symbolisent la candeur, la douceur, la simplicité et la fidélité. Tout au long de leur vie, ils gardent une apparence juvénile, le temps n'a pas prise sur eux. C'est une relation idéale mais qui passe au second plan de l'histoire, car, c'est bien connu, les gens heureux n'ont pas d'histoire.

Je n'avais pas du tout prévu ni imaginé que Mercutio et Juliette deviendraient si proches. Cela s'est fait dans le courant du jeu, à mesure qu'ils évoluaient, l'un et l'autre, dans leur carrière. Je n'ai pas expressément choisi de les faire travailler dans le même domaine. Au début, je connaissais mal le jeu, j'ignorais qu'ils deviendraient collègues, qu'ils reviendraient souvent ensemble du travail et que leurs relations se développeraient jour après jour. Ce sont toutes mes inexpériences et bévues de débutante qui ont fait naître l'intrigue de base de mon histoire, et aussi quelques-uns de ses meilleurs rebondissements : j'ai bel et bien eu des simettes mourant par le feu, par négligence de ma part, mais dans un autre quartier, ce qui me donna l'idée de l'épisode que vous savez, si vous avez bien lu toute l'histoire. De même, l'épisode de Benvolio découvrant son père au lit, avec une autre femme que sa mère, est le fait du jeu, non de moi : une aubaine ! Evidemment je m'en suis servie car elle ponctuait admirablement le tempérament infidèle de Roméo !

Bien sûr, il y eut aussi, de ma part, une bonne dose d'imagination, de réflexion, pour aller au bout de l'histoire. J'avoue que je me suis parfois réveillée le matin en me demandant ce que j'allais mettre dans l'épisode suivant..... En effet, je me suis lancée sans vraiment savoir où j'allais. J'avais tout juste l'intrigue de base en tête et j'envisageais d'en faire 4 ou 5 épisodes, pas plus. Jamais je n'ai imaginé que j'irais jusqu'à 18, avec un épilogue en prime, et que j'embrayerais aussi sec sur une seconde partie, avec la vie des petits-enfants des héros. Sans compter toutes les autres idées qui me sont venues, au fur et à mesure, et que j'ai laissées de côté pour ne pas trop dévier de mon sujet. Lorsqu'on commence un récit, on ne sait jamais où il nous mènera. Surtout moi. Je n'aime pas tout prévoir, tout définir à l'avance, cela m'ôte l'envie de faire. J'aime garder une part d'inconnu, d'improvisation, de découvertes en chemin. Ce fut une belle aventure.

En 2005, n'existait que le jeu de base des Sims 2, pour débuter cette histoire, puis, un peu plus tard, le premier add-on, intitulé "Académie", installé dans le courant du récit. Je jouais avec une machine prévue pour la bureautique, achetée un an plus tôt, alors que j'ignorais totalement l'existence des Sims et que je n'imaginais pas me lancer dans ce jeu à sa sortie ! C'est pourquoi les sims, sur les photos, ont les mains palmées : ma carte graphique de 64 mo était tout juste suffisante pour jouer, mais c'était le cas chez nombre de joueurs, au début (que de chemin fait depuis !). Je ne vous raconte pas à quel point ça ramait au manoir Capp, où je détestais jouer. J'avais viré toutes les décorations florales extérieures, les haies bien taillées, supprimé toutes les clôtures du terrain.

Quant aux autres foyers des familles Capp et Monty, ceux qui séjournent dans la boîte à famille du quartier, leurs membres apparaissent peu, voire pas du tout, tout simplement parce que je n'ai pas trouvé de rôle pour eux dans l'histoire. Sauf, bien sûr, Miranda et Desdemona, qui connurent le destin que l'on sait. 

J'aurais bien d'autres choses à raconter sur le making-of de cette histoire, mais.... ce serait presque aussi long que l'histoire elle-même, aussi je m'arrête ici !

 

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